22.05.2010

Christophe Miossec-Juliette Gréco

La pensée du jour : "J'ai rien dit devant cette femme même pas au fait est-ce qu'il pleut ?

Et l'enfant que vous êtes encore Madame me met les larmes aux yeux". Court extrait de "Madame", une chanson que Miossec a écrite pour Juliette Gréco.

 

Voici le texte d'une chanson signée Christophe Miossec / Gérard Jouannest et chantée par Juliette Gréco sur son album «Aimez-vous les uns les autres ou bien disparaissez » :

 

Adieu bohème

 

Je n'ai jamais su prendre le temps

De te lire ce très beau poème

Où les amantes échangent leur sang

Echangent leur peine dans un couvent

Je n'ai jamais su dire clairement

Combien t'étais si beau sur scène

Cette sueur comme des fleurs

Qui nous tombait droit sur le cœur

Je ne voyais que le bonheur

 

Les absents n'ont pas toujours tort

Tu sais ici on pense à toi

Les absents n'ont pas toujours tort

Tu sais qu'ici on te chante encore

 

Tu n'as jamais su faire semblant

T'étais tellement un ouragan

Une bohème, un fils du vent

Qui se parcelle au gré du temps

Mais la vie ne fait pas de quartier

La vie ne pense qu'à vous lâcher

Mais la vie veut, vous veut souvent

Vous libérer, vous échapper

C'est pas de veine ces chrysanthèmes

 

Les absents n'ont pas toujours tort

Tu sais ici on pense à toi

Les absents n'ont pas toujours tort

Tu sais qu'ici on te chante encore

 

Je n'ai jamais pu oublier ton rire d'enfant

Cachant tes peines

Car tu étais l'élégance même

Longeant le soir les bords de Seine

Tu n'as jamais perdu ton temps

En faux semblants

Tu n'étais qu'une belle face humaine

De porcelaine au cœur brûlant

Tout un poème

Tu sais on t'aime

Même à l'extrême

Adieu bohème

 

Et voici maintenant ce que dit Juliette Gréco à propos de Miossec. Lucie, si tu passes par là, voilà, tu auras un aperçu de ce que l'on peut trouver dans le livre En quarantaine. Et le bouquin consacré à Cali et Miossec, Rencontre au fil de l'autre, quelqu'un l'a-t-il lu ? A l'époque où il était sorti, je l'avais feuilleté, j'avais hésité à l'acheter. Je crois que je vais me le procurer bientôt.

Mais place aux mots de Juliette Gréco qui me semblent si justes :

« Christophe est d'abord venu dans le Nord où nous habitons normalement puis à Ramatuelle tripatouiller quelques vers. Je sais que la rencontre avec Jouannest a été musicale et importante. Moi, malheureusement je fais peur aux gens. Et je n'ai pas l'habitude que l'on me saute au cou. Mais, entre lui et moi, au bout de très peu de temps, il s'est passé quelque chose de très tendre, de très doux. La distance du sexe et de l'âge a disparu avec une rapidité incroyable. Oui, on partage un sens de l'humour assez déflagrant – je suis plutôt farceuse, assez violente. Donc, ensemble, on rit. Et puis je me sens très à l'aise avec ses mots; je n'ai pratiquement pas touché à ses textes, à part deux ou trois vers. Ses mots sont déchirants, c'est lui, des larmes et du sang. J'ai peu de choses à dire de lui à part ce que l'on connaît : son talent qui n'est pas mince, sa présence extrêmement rare. Et puis il y a l'homme, celui avec qui on partage le pain et le vin. C'est un être bouleversé mais bouleversant. Il doit être heureux de temps en temps et autrement ne jamais pouvoir panser ses déchirures ou les refermer – c'est mon impression. Je voudrais qu'il ait plus de légèreté, alors qu'il me semble grave et douloureux, pour qu'il vole comme un papillon. C'est un homme très fragile et pudique, je trouve ça compliqué de lui arracher quelque chose de secret. On ne pourra le décrypter qu'à travers les textes, en étant vigilant. Il affiche une légèreté de façade, en fait il se montre infiniment courtois et respectueux des autres. Pour moi, il est comme un enfant, quelqu'un que j'aime profondément avec des sentiments de mère. Oui, il pourrait être mon fils, aussi turbulent que moi ».

 

Commentaires

Peut-être croiserai-je Christophe ce we-kend quai Malbert à Brest où je vais retrouver ma mère d'acier La Jeanne, cette fois avant ses funérailles qui commenceront cet été.

, afin de mieux renaître..

Kenavo..

Écrit par : Le Doc. | 27.05.2010

, de retour de Brest où j'y ai fait ecsale pour l'enterrement d'une grand dame " la Jeanne ".

La veille de la cérémonie passage au Cabaret Vauban et rencontre avec le grand Jack en plus de Patrice Marzin qui a joué du Schubert, pardon du Hubert pour son Conseiller-Maritime.

L'ombre de Chrisphe griffait les murs un peu partout et bien au dela de Recouvrance !...

Kenavo..

Écrit par : Le Doc. | 31.05.2010

, correction :

" L'ombre de Christophe griffait les murs un peu partout et bien au dela de Recouvrance "

, à 61 piges le grand Jack devient difficile à maîtrisser, mais je viens de parler à Daniel ;-)

Écrit par : Le Doc. | 31.05.2010

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